samedi 10 décembre 2011

La Pampa

Au Pérou, nous n'avions pas mis les pieds dans la jungle et nous voulions donc absolument nous y rendre en Bolivie. L'agence que nous avons consultée à La Paz nous a cependant convaincus de faire plutot un tour dans la Pampa juste à l'entrée de la jungle dans le nord du pays, car l'observation d'animaux y est beaucoup plus facile.

Pour nous rendre au point de départ du "tour" dans la Pampa, 2 possibilités s'offrent à nous : 17 heures de bus de nuit à un prix défiant toute concurrence, ou 1 heure dans un tout petit avion bien cher. Nous décidons de couper la poire en 2 et de prendre le bus à l'aller et l'avion au retour. Quelle sage décision... Après 2 heures de trajet pour nous rendre à Rurrenabaque, Manouane affirme déjà que c'est le pire trajet de notre vie. Pas question de reprendre le bus en sens inverse trois jours plus tard !

Avant d'embarquer dans le fameux bus, nous avons patiemment demandé à trois personnes différentes si le trajet était dangereux ou non. Les trois nous rassurent les unes après les autres : ne vous inquiétez donc pas, ce n'est "que" le prolongement de la "Route la Plus Dangereuse du Monde", la section mortelle a été fermée il y a quelques années (quelques années seulement !). On décide de faire confiance aux Boliviens, c'est vrai qu'au fond ils connaissent mieux leur pays que nous... Ce que nous n'avions pas encore tout-à-fait compris, c'est que la notion du terme "dangereux" n'est pas du tout la même pour eux que pour nous. Oui, effectivement, nous sommes arrivés à destination en un seul morceau. Mais les prières de Manouane y sont sûrement pour quelque chose ;-)

Après avoir vécu ce trajet, nous pouvons dire que ce n'est pas la route la plus dangereuse du monde... C'est la deuxième.
Ou du moins c'est l'impression que nous en avons eue !



Quatre heures à flanc de ravin, sur un chemin qui fait 1,5 bus de large, ce n'est pas ce qu'on peut appeler une route sans danger. Là où ça se corse, ç'est quand deux bus veulent se croiser. Les conducteurs ont alors visiblement beaucoup de difficultés à ne pas balancer le bus dans le vide. Ils utilisent d'ailleurs la technique obscure du croisement par la gauche, sans doute pour mieux voir ce qui se passe dans le ravin. Manouane, qui s'était justement mise tout à gauche dans le bus pour éviter de devoir subir le spectacle du précipice, était du coup aux premières loges.

Oiseau de Paradis
Bref, si nous sommes là pour écrire ce post, c'est que finalement nous avons survécu à ce terrible trajet. Heureusement que la section vraiment effrayante ne durait que 4 heures... Arrivés à Rurrenabaque nous nous sommes rendu compte que le déplacement en valait largement la peine. Nous avons fait un petit tour sur un "rio" dans une barque motorisée, le meilleur moyen pour voir une multitude d'animaux et d'oiseaux, tel que l'oiseau de Paradis par exemple. C'est l'occasion de faire aussi connaissance avec les Capibaras, les plus gros rongeurs du monde, qui ont des moeurs semi-aquatiques. On n'aura jamais autant vu de hérons de notre vie, d'alligators, de piranhas, de singes...

Capibara
Inconnu au bataillon




Notre guide était à mi-chemin entre McGyver et Baracuda et était capable d'attraper un alligator ou une tortue (super rapides, les tortues !) à mains nues. Il détient sûrement le record du monde de nombre de piranhas pêchés juste avec une ficelle et un hameçon. Un vrai bourlingueur.

Cédric nous a pêché un petit poisson-chat (environ 25cm de long) que nous avons pu déguster à midi ce jour-là.



Ce petit poisson-chat a un cousin, le Piraïba, que nous avons senti passer juste à côté de notre barque lorsque nous étions sur le rio. IMPRESSIONANT ! C'est un gigantesque poisson de 2,5 mètres de long, mais voyez donc par vous-même :

Piraïba

(La photo n'est bien sûr pas de nous, car nous n'avons fait que "sentir" le Piraïba près de nous dans l'eau brune. Nous ne l'avons malheureusement pas vu...)

2 commentaires:

Anonyme a dit…

techniques de peche apprises a Wachirock ;-) attention aux arbres lol, aller bon amusement

Stephe a dit…

Waouw, vous avez eu bien du courage, de faire ce chemin en bus! Mais quelles merveilles de la nature, à l'arrivée!

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