Après 30 jours en Thaïlande, nous devons quitter le pays parce que notre visa expire. C'est le moment de rentrer au Laos ! Nous attendions impatiement de voir les merveilles laotiennes, on nous en a dit tellement de bien !
La passage de la frontière coïncide avec de multiples rencontres avec d'autres voyageurs (tous français lol !). Nous avons créé un petit groupe de voyage composé de (par ordre d'apparition) : Guillaume, Damien et Inès (on leur pardonne leur nationalité française car ils vivent et travaillent à Bruxelles ;-) ), Nicolas, Morgane et Bruno, et Paul le dernier arrivé. C'est trèèès sympa de voyager ensemble pendant quelques jours, tellement
bien qu'on restera deux semaines avec Inès et Damien. (vous nous manquez boubouhou...)
| Tractage de Damien et Ines a l'aide d'une chambre a air |
Petit bémol à notre arrivée au Laos avec la troupe : le "Slow Boat" sur le Mékong. Le Slow Boat, c'est un voyage de deux jours sur une des plus belles rivières du monde, entre la frontière et la ville de Luang Prabang. Jusque là tout va bien. Ce qui est moins cool c'est quand on se rend compte que le bateau en question ne contient presque que des touristes, et qu'on ne découvrira donc rien du côté authentique du pays pendant les deux jours... Les quelques laotiens qui se trouvent dans l'embarcation sont assis à l'arrière, près du moteur. Le bruit de celui-ci est tellement fort qu'ils ne savent même pas se parler. Ils se contentent donc d'assister au triste spectacle qu'offrent les touristes agités et bruyants (et pour certains soûls), et ce pendant deux longues journées.
Car le Laos, c'est un pays très authentique ! Le pays n'est pas encore trop atteint par les effets néfastes du tourisme que ces voisins ont déjà expérimentés (contrairement à ce que nous venons d'expliquer !). C'est dans ce pays que pour la première fois nous nous sommes sentis observés de cette façon par les locaux... C'est-à-dire avec curiosité mais sans nous mettre mal-à-l'aise. Le sourire qui les accompagne les excuse immédiatement ! Et puis nous les excusons aussi car leurs enfants sont crocro-gnons.
| Les filles portent la jupe traditionnelle lao |
Après Luang Prabang nous allons dans le nord du pays et nous découvrons toujours plus de paysages époustouflants. Décidément, ils auraient pu en laisser un peu pour nous !
| Au bord de la Nam Ou, la vie est belle... |
Au passage, nous visitons des grottes dans lesquelles se sont cachés les laos du coin pendant 9 ans de guerre du Vietnam. Vous saviez, vous, que le Laos est le pays le plus lourdememt bombardé de l'Histoire ? Ces temps horribles affectent toujours leurs vies aujourd'hui : certaines des millers de bombes qui n'ont pas explosé à l'époque sont toujours une menace mortelle pour qui vagabonde dans la campagne. Sans parler de la pollution du sol aux produits toxiques, qui affecte toujours les récoltes et le bétail. Enfin, ça n'a pas l'air de trop entacher leur bonne humeur : à ce point-ci de notre parcours dans ce pays, les "Laos" détiennent toujours la palme du plus beau sourire.
Puis, direction le sud, car il est temps qu'on avance un peu. On visite, on visite, on adore les habitants (peu importe la région où l'on se trouve, ils sont toujours aussi géniaux), et on voudrait ne pas être poussés dans le dos par ce maudit visa qui est beaucoup trop court. Ça vaut la peine de vous raconter un week-end surréaliste. Nous nous trouvions au bon endroit au bon moment, c'était la chance d'une vie !
Tout commence quand nous arrivons à Thad Lo, un bled très calme près du Plateau des Boloven dans le sud du pays. L'endroit est visité des touristes grâce à la présence de 3 chutes d'eau magnifiques dans les environs immédiats du village. Nous décidons d'y rester deux nuits. On nous informe rapidement qu'une "tribu" animiste toute proche s'apprête à fêter un "festival" annuel au cours duquel un buffle sera sacrifié à l'intention d'un esprit. Pour Manouane, c'est plutôt le genre de truc qui la ferait fuir. Mais on apprend aussi que la veille du sacrifice aura lieu une grosse fête dans le village de la tribu et que nous sommes invités à y participer en échange d'une micro-compensation pour le village.
Eh bien, jusque ici je pense bien que c'était la meilleure soirée de notre voyage ! La rencontre de deux mondes totalement différents, vous imaginez... On entre dans le village - le buffle, toujours vivant, est attaché à un poteau. Des jeunes hommes exécutent une danse intéressante autour de lui. Puis, trêve de plaisanteries, il faut aller s'amuser ! Certains picolent du Laolao (un alcool de riz) et sont suffisament déridés pour nous approcher. Car pendant toute la soirée le village entier aura les yeux rivés sur la vingtaine de touristes que nous sommes, sans oser nous prononcer le moindre mot (il faut dire qu'on aurait bien du mal à se comprendre - satanée barrière linguistique !).
Visiblement, ce ne sont que les enfants et les ados qui peuvent danser sur la piste (et aussi bien entendu les adultes qui on trop bu de Laolao pour se rappeler qu'ils sont des adultes). Les autres sont autour, ils
regardent. Un enfant c'est génial car ça a moins peur de venir vers nous. Aussi a-t-on dansé corps et âme sur des rythmes laotiens en buvant de la Beerlao, des dizaines d'enfants autour de nous ! On clochait vraiment dans la foule : on était les seuls grands.
Quand une chanson est terminée, en 1/2 seconde la piste de danse est vide. Au secours, tout le monde à son siège !
À minuit il faut rentrer... On est tristes de quitter les trois petites filles à qui on appartenait sur la piste de danse. Nous leur appartenions réellement, personne d'autre ne pouvait nous approcher tant qu'on dansait avec elles ! Bref, après des adieux déchirants (sans mentir), nous allons dormir.
Cédric n'aura que 5 heures de repos car le lendemain matin il a rendez-vous avec Raùl (notre compagnon de galère pour 3 jours) pour aller assister au sacrifice du courageux buffle. Apparement j'ai très bien fait de ne pas y assister car la mise à mort était cruelle et lente and "there was nothing beautiful about it". J'avais beaucoup de respect pour les laotiens jusque là, il m'a fallu plusieurs jours pour que je leur pardonne mentalement leurs défauts après ce que Raùl et Cédric m'ont raconté !
Raùl continue avec nous pendant deux jours après nos aventures de Thad Lo. Et on a bien fait de rester ensemble un peu car l'univers nous envoie des événements tous plus fous les uns que les autres tant que nous sommes avec lui (lui il dira que c'est de notre faute et nous appelle désormais "la pareja catastrofe" auprès de ses amis). Sans tout détailler, nous pouvons juste vous dire qu'en un peu plus de 24 heures nous avons fait l'expérience extraordinaire du Dormir Chez l'Habitant, assisté à l'accident (non grave) de scooter de Raùl sur une piste bumpy, été les témoins d'un immense incendie qui a emporté plusieurs immeubles dans la ville de Pakse et sauvé un chien d'une mort certaine par étranglement.



1 commentaire:
coucou vous! vos photos sont geniales et le recit que vous en faites aussi! Vous avez bien fini votre voyage au laos c'est génial!! vous aussi vous nous manquez mais on se revoit à notre retour sur BXL ou Louvain!!! bisouss et bonne fin de voyage à vous
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